Peut-on faire un stage de tantra seul·e ?

C’est une question que beaucoup de personnes se posent lorsqu’elles envisagent de découvrir le tantra :

Est-ce que je peux participer à un stage de tantra si je suis célibataire ?

Ou même :

Je suis en couple, mais mon ou ma partenaire n’a aucune envie de faire du tantra. Est-ce que je peux venir sans lui ou elle ?

La réponse est oui.

De nombreux stages de tantra sont ouverts aux personnes seules. Et vous n’avez absolument pas besoin d’avoir un partenaire pour commencer à explorer le tantra.

Mais il faut comprendre la différence entre les différents types de stages.

Et si vous cherchez où faire votre premier stage : je suis la créatrice de Vulvées, podcast de référence consacré au tantra et aux sexualités, dans lequel je rencontre et interviewe depuis plusieurs années celles et ceux qui font vivre le tantra aujourd’hui. À partir de cette connaissance du milieu, de mes propres expériences et des recommandations de personnes de confiance, j’ai créé Les Bonnes Adresses du Tantra.

Le guide est accompagné d’une carte interactive pour repérer facilement les propositions près de chez vous, en France, en Belgique et en Suisse.

• Stage mixte et stage pour couples : ce n’est pas la même chose

Il existe des stages spécifiquement destinés aux couples.

Dans ce cas, il faut venir accompagné.e de son/sa partenaire et les pratiques impliquant de l’intimité, du toucher ou de la sensualité se font avec lui ou elle.

Mais il existe également de nombreux stages mixtes ouverts aux personnes seules comme aux personnes en couple.

Dans ces stages, le groupe lui-même devient un terrain d’exploration.

À travers le mouvement, la méditation, la respiration, le regard, le toucher, le massage ou différentes pratiques relationnelles, on peut être amené·e à rencontrer différentes personnes du groupe.

Vous n’avez donc pas besoin d’arriver avec quelqu’un.

• Mais avec qui vais-je pratiquer ?

Dans beaucoup de stages mixtes, les binômes changent au fil des pratiques. Pour chaque nouvel exercice, les participant·es sont généralement invité·es à aller vers une personne du groupe avec laquelle ils ou elles souhaitent pratiquer — ou à accueillir quelqu’un qui vient vers eux.

Puis, à la pratique suivante, les binômes se défont et se recomposent. Au fil du stage, vous êtes ainsi amené·e à rencontrer différentes personnes du groupe.

Vous n’avez donc pas besoin de venir avec un partenaire, ni d’en trouver un avant le stage : les rencontres se créent naturellement au fur et à mesure des propositions.

Et vous restez bien sûr libre de dire oui ou non lorsqu’une personne vous propose de pratiquer avec elle, comme l’autre personne est libre de le faire lorsqu’elle est sollicitée.

Cette rotation fait même partie de la richesse d’un stage mixte : elle permet de découvrir ce que des rencontres très différentes viennent éveiller en nous.

• Rencontrer des personnes vers lesquelles on ne serait pas forcément allé·e

Dans la vie quotidienne, nous sélectionnons énormément les personnes avec lesquelles nous entrons en relation.

Nous allons plus spontanément vers certaines personnes, certains âges, certains corps, certaines personnalités.

Un stage de tantra peut venir bousculer doucement ces habitudes.

Au fil des pratiques, on peut être amené·e à regarder, toucher, danser, respirer ou simplement être en présence de personnes vers lesquelles on ne serait peut-être jamais allé·e spontanément.

Et c’est souvent très intéressant.

Parce qu’une rencontre peut être profonde sans attraction sexuelle.

Parce qu’une personne très différente de celles que nous fréquentons habituellement peut nous toucher.

Parce que quelqu’un vers qui nous ne serions jamais allé·e peut réveiller en nous de la tendresse, de la gêne, de la joie, de la peur, du désir, de la vulnérabilité ou le besoin de poser une limite.

L’autre devient alors un miroir qui nous permet de mieux nous connaître.

• Est-ce que je suis obligé·e de pratiquer avec quelqu’un qui ne me plaît pas ?

Non.

Et c’est un point fondamental.

La diversité des rencontres peut faire partie de l’expérience, mais elle ne doit jamais supprimer votre liberté de choix.

Dans un cadre respectueux, vous devez pouvoir participer à une proposition, l’adapter, l’observer ou dire non.

Vous n’avez pas à accepter une interaction ou un toucher pour être un·e « bon·ne tantrika ».

Et vous n’avez pas à justifier votre refus.

L’une des règles que je trouve les plus précieuses dans les espaces tantriques est :

Vous pouvez toujours faire moins que ce qui est proposé. Et vous pouvez toujours dire non.

• Est-ce qu’un stage de tantra est un endroit pour rencontrer quelqu’un ?

Il peut évidemment y avoir des rencontres.

Il peut y avoir de l’attirance, du désir, de la complicité, des amitiés et parfois des histoires amoureuses qui naissent.

Mais ce n’est pas la fonction d’un stage de tantra.

Vous n’avez pas besoin d’être disponible sentimentalement ou sexuellement pour y participer.

Le cœur de l’expérience est plutôt d’observer comment vous entrez en relation.

  • Est-ce facile pour vous d’aller vers quelqu’un ?
  • De soutenir un regard ?
  • De recevoir ?
  • De demander ?
  • De dire non ?
  • D’accueillir le non de quelqu’un d’autre ?
  • De ressentir de l’attirance sans nécessairement devoir en faire quelque chose ?
  • De vivre une rencontre profonde sans qu’elle devienne sexuelle ou amoureuse ?

Tout cela peut devenir matière à exploration.

• Et si je suis en couple mais que je viens seul·e ?

C’est évidemment possible.

Mais cela mérite peut-être une conversation avec votre partenaire en amont.

Certaines pratiques peuvent créer de la proximité, de l’intimité ou de la sensualité avec d’autres personnes.

Il peut donc être précieux de parler ensemble de ce que cela représente pour chacun de vous et des éventuelles limites de votre couple.

Si vous envisagez plutôt de vivre l’expérience ensemble, je vous explique les différences dans « Faire du tantra en couple : stage pour couples ou stage mixte ? »

• Et si un stage mixte m’impressionne trop ?

Vous n’êtes pas obligé·e de commencer par là.

Il existe des soirées et journées découverte, beaucoup moins engageantes qu’une immersion de plusieurs jours.

Certaines femmes préfèrent commencer par un stage entre femmes, dans lequel l’absence d’enjeux liés à la rencontre avec les hommes peut leur permettre de se sentir plus libres d’explorer leur corps, leurs limites ou leur sensualité.

Il existe également des stages entre hommes et des propositions destinées à certains publics : jeunes adultes, hommes gays, bisexuels et queer, femmes autour de la ménopause…

Et pour les personnes qui ne se sentent pas encore prêtes pour l’expérience du groupe, un massage tantrique individuel peut constituer une première approche.

Il n’y a donc pas une seule porte d’entrée dans le tantra.

Si vous débutez complètement, retrouvez également mes conseils pour choisir son premier stage de tantra quand on est débutant·e.

Trouver le stage qui vous correspond

C’est précisément cette diversité qui peut rendre le choix complexe.

J’ai créé Les Bonnes Adresses du Tantra pour vous aider à vous orienter parmi ces différentes possibilités.

J’y ai réuni les personnes et propositions que j’ai envie de recommander : journées et soirées découverte, stages mixtes, stages pour couples, entre femmes ou entre hommes, propositions spécifiques, formations, festivals et massages tantriques.

Une carte interactive permet également de repérer les propositions près de chez vous en France, en Belgique et en Suisse.

Vous n’avez donc pas besoin d’avoir un partenaire pour commencer.

Vous avez surtout besoin de trouver la porte d’entrée qui vous donne envie, à vous.

À propos de l’autrice
Alexandra de Lassus Saint-Geniès est la créatrice de Vulvées, podcast de référence consacré au tantra et à la sexualité. Masseuse tantrique et autrice, elle rencontre et interviewe depuis plusieurs années celles et ceux qui font vivre le tantra aujourd’hui. Elle est également la créatrice du guide Les Bonnes Adresses du Tantra.

Photo de l’article par https://www.instagram.com/selfcervix/

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